
Concerto en Ré mineur pour Hautbois de Marcello »
Sextuor en La Majeur Op 48 d’Antonin Dvorak
Métamorphose version pour septuor de R. Strauss
Avec les musiciens de la Garde Républicaine : Guillaume BARLI et Marie FRIEZ, violons – François BALDASSARE et Véronique VICHERY, altos – Sophie CHAUVENET et Pierre CORDIER, violoncelles – Daniel ROCHEMAN, contrebasse et François SEILLIER, Hautbois
Trois œuvres qui témoignent chacune, à leur manière, de la richesse de la musique de chambre et concertante, du baroque tardif au romantisme finissant.
Le Concerto en ré mineur pour hautbois de Alessandro Marcello (1684-1750) ouvre le programme. Composé au début du XVIIIe siècle, cet ouvrage est l’une des pages les plus célèbres du répertoire baroque pour hautbois. Son mouvement lent, mélancolique et expressif, a traversé les siècles avec une grâce intacte. Le soliste dialogue avec les cordes dans un langage à la fois sobre et profondément émouvant.
Le Sextuor à cordes en La majeur op. 48 d’Antonín Dvořák (1841-1904) est l’une des œuvres de chambre les plus souriantes du compositeur tchèque. Écrit en 1878 après les Danses slaves, il respire joie, spontanéité et folklore. Le mouvement central — un Dumka, forme populaire alternant mélancolie et élan — illustre à merveille la capacité de Dvořák à mêler lyrisme et vitalité rythmique.
Les Métamorphoses (version pour septuor à cordes), referment ce programme sur une page d’une intensité bouleversante. Composées en 1945 par Richard Strauss (1864-1949), à la fin de la Seconde Guerre mondiale, ces pages sont une méditation funèbre sur la destruction de la culture allemande. La texture polyphonique, dense et douloureuse, porte en filigrane le thème de la Marche funèbre de Beethoven, comme un ultime adieu.
Trois langages, trois siècles, une même conviction : la musique de chambre est le lieu intime par excellence où la beauté se dit à voix basse.
